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Une
citadelle en ruines sur un piton rocheux
dominant la vallée, des grottes
abandonnées ou presque, creusées
dans l'Oued et quelques hommes affables
et dignes mais soucieux
Ce type de village fortifié avec
grenier-citadelle (la kalaa) instauré
dans le " jebel indépendant
" à la suite des invasions
des tribus arabes des Beni Hillal au milieu
du XIe siècle a permis en effet,
aux Berbères de résister
"
au gens de la Plaine
" (les tribus arabes) en acceptant,
parfois, |
pour
les intérêts économiques
et de subsistance, leur protection. Mais, aujourd'hui,
où rien ne justifie de telles précautions
et la sécurité régnant,
l'homme de la " montagne " (du Jebel)
aspire à mieux que d'habiter dans des
grottes même si, à l'analyse elles
présentent des avantages climatiques
que ne peut égaliser une maison moderne
à moins qu'elle soit dotée mais
à quel prix, d'installations de climatisation.
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A 600 m d'altitude
au Nord du Dhahar au milieu d'un cirque
de montagnes les Berbères de
Matmata et leurs voisins de Tijma, Haddège
et d'autres localités, ont aménagé
de curieuses habitations. Il ne s'agit
plus ici de villages fortifiés
(tel que Douiret, Chénini
)
élevés sur des pitons
rocheux comme ce fut le cas au moment
où ils craignaient encore les
incursions des tribus arabes (voir Matmata
l'ancienne) mais de maisons à
cour excavée à ciel ouvert
à laquelle on accède par
un corridor
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ouvert sur le flanc du mamelon. Les
chambres rayonnantes autour de la cour
sont elles-mêmes taillées
dans le roc ; parfois une cour secondaire
servait d'étable, d'autres fois
on y trouve même un étage
fait de chambres et de réserves.
Le tout camouflé dans la terre
dont rien ou presque n'en laisse supposer
l'existence à l'exception des
cratères des patios ouverts dans
le sol.
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C'est grâce
au Festival du Sahara, introduit en 1976 que
Douz est sorti de l'oubli - cette délicieuse
oasis au sable d'or qui fut le centre de la
tribu des sédentaires Mzarig, connaît
tous les ans, pendant quelques jours de l'hiver,
une remarquable animation touristique avec
défilés, courses et luttes de
chameaux, danses folklores, théâtre,
expositions, fantasias.
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L'oasis
de Sidi Bou Ali demeure encore un haut lieu
de pèlerinage (notamment au 3e jour de
l'Aïd El Kébir) ; avec ses cents
marabouts et ses vingt-quatre mosquées
à Khotba, elle constitue en effet un
pôle religieux, le second peut-être
après Kairouan.
Irriguée par 152 sources dont quelques
unes se réunissent en un ruisseau unique
au fond de la célèbre corbeille
de Nefta d'ou l'on a une vue splendide sur les
palmeraies, Nefta est un vrai miracle ; c'est
le |
miracle
de l'eau. Sidi Bou Ali en arrivant du Maroc
au XIIe siècle aurait ramené de
Toughourt des noyaux de dattes qu'il fit planter
et ce fut le second miracle : la déglet
en-nour, ces dattes si fines et si transparentes
couleur d'or, si délicieuses aussi. Leurs
palmiers couvrent aujourd'hui plus de 300 ha
créant la richesse des habitants et faisant
la renommée de la Tunisie entière.
Un troisième miracle : le tourisme favorisé
par la création d'un grand aéroport
international et de grands hôtels. |

| Entre
Chébika et Midès se trouve le
village ancien de l'Oasis de Tamerza. Un village
moderne l'a remplacé en contre bas. Ce
patrimoine en danger de mort mérite cependant
d'être sauvegardé. Il s'agit moins
de restaurer de vieilles pierres que d'insuffler
une nouvelle vie à la région en
dynamisant son économie dans le cadre
d'une politique de développement intégré.
On pourrait ainsi espérer faire du patrimoine
un vrai facteur de développement.
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